En bref
Quand : La fête commence le 2 octobre au soir et s’achève après la tombée de la nuit du 4 octobre 2026.
Quoi : La fête de Soukkot est suivie d’une fête distincte appelée Chemini Atséret. En Israël, elle dure un jour ; dans la diaspora, elle dure deux jours et le second porte le nom de Sim’hat Torah. Cette fête se caractérise par une joie sans retenue, qui atteint son sommet à Sim’hat Torah, lorsque nous célébrons l’achèvement – et la reprise – du cycle annuel de lecture de la Torah.
Comment : Ces deux jours constituent une grande fête (Yom Tov), durant laquelle la plupart des travaux sont interdits. La veille de chacun de ces jours, les femmes et les jeunes filles allument les bougies en récitant les bénédictions appropriées, et nous prenons des repas de fête le soir et le jour, accompagnés du kiddouch. Nous ne nous rendons pas au travail, ne conduisons pas, n’écrivons pas et n’allumons ni n’éteignons d’appareils électriques. Il est permis de cuisiner et de porter des objets dehors (lorsque ce n’est pas Chabbat).
Horaires d’allumage des bougies de Chemini Atséret et Sim’hat Torah
Découvrir les lois de Yom Tov
Chemini Atséret
Le premier jour, Chemini Atséret, est marqué par la prière pour la pluie, qui marque officiellement le début de la saison des pluies dans le bassin méditerranéen (c’est-à-dire en Israël), et par la prière de Yizkor (dans laquelle nous demandons à D.ieu de Se souvenir des âmes des défunts).
Nous ne prenons plus les Quatre Espèces et nous ne mentionnons plus Soukkot dans les prières du jour ; dans la diaspora, toutefois, nous continuons à manger dans la Soukkah (sans réciter la bénédiction correspondante).
Comment célébrer Chemini Atséret
La signification de Chemini Atséret
Chemini Atséret signifie littéralement « halte du huitième [jour] ». Ce nom vient du verset qui nous dit qu’après les sept jours de Soukkot, « le huitième jour sera pour vous un jour de halte ».1
Nos Sages expliquent : au cours des sept jours de Soukkot, 70 taureaux étaient offerts en tout sur l’autel du Temple, un pour chacune des 70 nations. En un sens, la fête de Soukkot englobait toute l’humanité. Ce jour-là, cependant, D.ieu nous demande de « faire halte » et de célébrer un jour de plus, seulement Lui et nous.
Sim’hat Torah
Le temps fort du deuxième jour, Sim’hat Torah (« la joie de la Torah »), est celui des hakafot, qui ont lieu la veille au soir et le matin de Sim’hat Torah : nous défilons et dansons avec les rouleaux de la Torah autour de la table de lecture de la synagogue. (Dans de nombreuses synagogues, les hakafot ont également lieu la veille de Chemini Atséret.)
En ce jour joyeux où nous achevons la lecture de la Torah, il est de coutume que chaque homme prenne part à la célébration en recevant une aliyah. Les enfants aussi reçoivent une aliyah !
Après la dernière aliyah de la Torah, nous commençons aussitôt un nouveau cycle par le début de la Genèse (dans un second rouleau de la Torah) : en effet, la Torah est la sagesse infinie de D.ieu et, dès que nous avons achevé son étude à un certain niveau, nous la reprenons immédiatement, cette fois pour y découvrir des interprétations nouvelles et plus élevées.
(En Terre d’Israël, les célébrations et les coutumes de ces deux jours sont réunies en un seul jour.)
La signification de Sim’hat Torah
Sim’hat Torah signifie « joie de la Torah ». Ce nom vient du fait que, ce jour-là, nous célébrons l’achèvement de sa lecture annuelle et que nous la recommençons.
Remarquons que cette fête ne s’appelle pas « la joie avec la Torah » ni « la joie que procure la Torah », mais « la joie de la Torah ». C’est parce que la Torah elle-même se réjouit. En chantant et en dansant avec elle, nous lui donnons des jambes et prenons part à sa joie.

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